Conférence – Le chat forestier
La conférence propose un tour d’horizon pluridisciplinaire de l’espèce : son originaire, son mode de vie, son régime alimentaire, son milieu, son éthologie, sa place dans l’Histoire, nos représentations, nos croyances, les menaces qui pèsent sur sa survie, perspectives,….
Félin discret, trapu, à la queue épaisse et annelée, d’une robe entre brun, gris et fauve, le chat forestier ou Felis silvestris silvestris, de son appellation scientifique, peuple notre imaginaire de représentations, il transporte avec lui, à son insu, une aura mystérieuse. Bien qu’assez présent au sud du sillon Sambre-et-Meuse, si son observation est possible sa fréquence n’en est pas pour autant régulière. Des moments de l’année augmentent une telle opportunité : le rut en hiver et le mulotage lors des coupes et des fauches au cours de la belle saison. Toutefois, l’observateur sera récompensé si lui-même sait se faire discret, effacé et silencieux car le méso-prédateur félin a les sens très aiguisés, rien ne lui échappe ! Régulateur hors-pair des petits rongeurs, il peut aussi se nourrir d’oiseaux, de reptiles, de lapins et de jeunes lièvres, de petits carnivores (belettes,…) et peut aussi se nourrir de carcasses. Sa position prédatrice ne le place pas au-dessus de toutes les espèces. Il peut à son tour être prédaté par le lynx, le loup. Les jeunes peuvent être les proies de le hibou grand-duc, de la buse, de l’aigle royal, du milan royal et de l’autour. Parfois, l’aigle royal pourrait s’en prendre à un chat forestier adulte…cependant à ses risques et périls.
Cet animal partagea le sort peu enviable des espèces dites nuisibles et subit, aussi, la main destructrice de l’humain. Cependant, il faudrait plutôt parler de milieux naturels menacés, réduits par les activités humaines. Cousin de notre chat domestique et non son ascendant, il est désormais bien présent sous nos latitudes. En revanche, si cette vitalité de sa population a de quoi réjouir le naturaliste et tout amoureux de la nature, des menaces pèsent sur la pérennité de l’espèce : le morcellement du territoire, les accidents de la route, le métissage avec les chats domestiques….
A bientôt pour découvrir celui que l’on appelle également chat sylvestre ou chat sauvage.
Jérôme Crépin, historien et naturaliste
Salle Robert Schuman à Attert
⏰ 20h
ou ici
